AGENDA :





jeudi 10 décembre 2015

L'ACTU VU PART ESPE

L'actualité est hélas très riche en cette fin d'année... Ne manquez pas de visiter régulièrement la page "l'actu vu par Espé", où vous pouvez retrouver les dessins au vitriol commentant l'actualité par le dessinateur de Châteaux Bordeaux !
 



mardi 10 novembre 2015

AVE FERRIX !

Le dessin ci-dessous a été réalisé lors de la soirée de lancement du nouvel album Astérix "Le Papyrus de César", pour le site ladepeche.fr.
 

lundi 28 septembre 2015

ZELIUM

En plus de son travail sur les albums de Châteaux Bordeaux et ses autres projets, comme le magnifique L' Île des Justes paru en avril dernier, Espé apporte aussi son savoir-faire au magazine ZELIUM, dont le numéro 5 est paru il y a quelques jours.
Pour en savoir plus sur cette revue, visitez son site en cliquant sur la couverture : 
 
http://www.zelium.info/

vendredi 11 septembre 2015

CHÂTEAUX BORDEAUX tome 6 : la presse en parle (1)...

... Comme par exemple le site "Bordeaux Gazette" qui a publié hier ce petit article :

BD, « Châteaux Bordeaux », une saga du vin en Gironde.

 
Lancement réussi pour le tome 6 de la série Châteaux Bordeaux, la collection conçue par le Bordelais Corbeyran. Sa sortie en librairie nous offre l’occasion de faire le point sur cette saga publiée par les éditions Glénat et dessinée par Espé.


Fnac Bordeaux rayon livre, Jeudi 3 septembre 2015 15H30. Xavier Feynaud attend l’arrivée de Corbeyran et Espé avec une certaine inquiétude : une signature du dernier tome de Châteaux Bordeaux est prévue à 16H00, mais le jeudi n’est généralement pas un bon jour. Va-t-on vers un gros flop ? D’autant plus que la veille une soirée de lancement chez Schÿler, aux Chartrons, a fait le plein.
Une demi-heure après, quand les auteurs s’installent, Xavier est rassuré. La queue qui s’est formée prouve que le pari est gagné. Il est vrai qu’avec quelque 200 000 exemplaires (au total) pour les cinq premiers tomes, la série connaît un beau succès qui se confirme d’année en année. Pourtant, lorsque, vers 2007 ou 2008, Jacques Glénat demanda à Eric Corbeyran de concevoir une saga familiale se déroulant dans le monde du vin de Bordeaux, à l’image des Maîtres de l’orge, le pari tenait du défi. Jacques, grand amateur de vin et collectionneur d’Yquem, ne s’était-il pas laissé emporter par sa passion ?
 
 
Espé dessinateur
 
 Relevant le gant, Eric se mit au travail et parcourut le vignoble en tirant profit des contacts que lui avait donnés son éditeur, à commencer par Michel Rolland et les Cathiard. Au fur et à mesure de ses visites, ses connaissances sur les vins s’étoffaient, son palais s’affinait et son carnet d’adresses se remplissait, avec partout un bon accueil, parfois un peu étonné les hommes et femmes du vin se demandant où était sa caméra, étant plus habitués à recevoir des gens de télévision que des scénaristes de BD. En 2011 enfin naissait Alexandra Baudricourt, son héroïne. Ou plus exactement son héroïne avec le château de Chêne Courbe, car l’histoire est celle d’un cru classé jadis prestigieux qui renaît. Dans ce tome 6, après maintes péripéties (brouille avec ses frères etc.), elle est soutenue par sa famille pour relancer le domaine. A Vinexpo, elle fait la rencontre d’un jeune courtier, Nicolas Noiret, mais un autre courtier, Patrick Dorgemont, qui était son ami d’enfance avant de se brouiller avec elle revient dans sa vie, en l’invitant à la fête de la fleur au château Kirwan où elle dialogue Sophie Schÿler. Cette fête de la fleur et l’intronisation de Dorgemont dans la confrérie du Bontemps auraient pu n’être que des moments ultra-conventionnels. Ils participent au contraire à l’intrigue dont ils deviennent des temps forts grâce au talent de Corbeyran et d’Espé, le dessinateur ariégeois de la série.
 
Eric Corbeyran
 
 Mêlant les personnages et lieux fictifs et réels, Châteaux Bordeaux réussit à traduire l’authenticité du monde du vin en Gironde, évitant les clichés faciles dans lesquels tombent trop souvent les médias. Et surtout l’univers du vin devient un acteur à part entière de l’intrigue conçue par Corbeyran et mise en images par Espé. Cette authenticité explique le succès que connaît la collection à Bordeaux, même si sa diffusion dépasse très largement les limites de la Gironde faisant de ces albums d’excellents ambassadeurs des vins de Bordeaux.
Ce succès que traduit le nombre de signatures (plus de 130 en deux séances) réjouit évidemment Eric Corbeyran. Il sait qu’il pourra aller jusqu’au bout de la série, qui formera un ensemble complet et cohérent puisqu’à chaque fois c’est un aspect particulier du monde du vin qui est mis en relief. Les courtiers avec ce tome 6, en attendant les vendanges, le négoce et les primeurs pour les trois prochains.




mardi 1 septembre 2015

EN DEDICACE...

La tournée promotionnelle d'Espé et Corbeyran, à l'occasion de la parution prochaine du nouveau "Châteaux Bordeaux" (le 02 septembre), commence.
Premières date annoncées pour Bordeaux et la Suisse ! 
 

samedi 29 août 2015

EVENEMENT !

N'oubliez pas, si vous avez la chance d'être à Bordeaux ou ses environs, de ne pas manquer cet événement exceptionnel qui a lieu dans quelques jours, à l'occasion de la sortie du tome 06 de Châteaux Bordeaux : "Le coursier"  :
 

vendredi 28 août 2015

La Dépêche

LA DEPÊCHE a consacré hier un article à Espé, lisible en cliquant sur la photo :
 
http://www.ladepeche.fr/article/2015/08/27/2165815-beaucoup-de-projets-autour-de-chateaux-bordeaux.html

mercredi 26 août 2015

CHÂTEAUX BORDEAUX tome 6, ADAPTATION TV.

Alors que le tome 06 de Châteaux Bordeaux, baptisé "Le Courtier", est sur le point de paraître (le 02 septembre exactement), une autre bonne nouvelle se profile à l'horizon. En effet, les auteurs ont signé avec une grande maison de production pour l'adaptation de la série en téléfilms. Si la route est encore longue avant que le projet n'aboutisse, voilà en tous cas de quoi réjouir les fans de la BD que nous sommes !
 

lundi 24 août 2015

L' ÎLE DES JUSTES : la presse en parle (4)

L' Île des Justes n'en fini pas de faire parler de lui, toujours en bien. C'est le cas du chroniqueur du site "Le quatrième de couverture" dont vous pouvez retrouver l'article ci dessous et visiter le site en cliquant sur l'image ci-dessous :
 
https://lequatriemedecouverture.wordpress.com/2015/08/23/lile-des-justes/
 
Marseille, été 42.
Pour échapper aux rafles, les Cohen tentent de rallier la corse avant de se rentdre en PAlestine, terre d’accueil mythique pour les juifs persécutés d’Europe.
Henri Cohen, arrêté par la police française puis déporté, ne vivra jamais son rêve. Suzanne, sa femme, est capturée à son arrivée sur l’île de Beauté et séparée de son fils Sacha qui, grâce à l’aide des insulaire, est mis en sûreté.
Réussissant à prendre la fuite, Suzanne retrouve son fils dans le petit village de Canari où un prêtre les recueille. Bienveillant, celui-ci leur permet de trouver un refuge où il les imagine à l’abri. Mais il oublie qu’en Corse aussi, l’ennemi fait sa loi… Seule la solidarité corse transformera le calvaire d’une famille en un chemin d’espérance et de vie.

J’ai découvert cet album par un autre blog, André, Georges, Edgar, et les autres qui en avait fait une critique qui m’a (une fois de plus) donné envie d’en faire la commande à ma libraire… Sans ce qui est raconté dans cette bande dessinée, cette bande dessinée ne serait pas. Il s’agit en effet de l’histoire vraie des grand-parents de Stéphane Piatzszek, le scénariste, Suzanne et Henri Cohen à qui l’album est dédié. Bien sûr tout cela a certainement été romancé.

Une énième histoire de juifs pendant la seconde guerre mondiale, avec plein de pathos et de victimisation me direz-vous, où les juifs seraient les gentils, les allemands et la police de Vichy les méchants. C’est vrai que beaucoup a déjà été écrit, comme pour se libérer d’un mauvais souvenir où il faudrait sans cesse le raconter. Peut-être… Mais qu’importe finalement. Et ce récit n’est pas construit avec des gentils et des méchants, ceux à qui l’on voudrait craché à la gueule dans les premières pages se révèlent d’ardents défenseurs de la liberté, les préfets, importés de métropole, attachés à ce que les demandes de Vichy soient respectés tiennent tête à la police lorsqu’ils souhaitent emporter des enfants. Le préfet tombe sous le charme de Suzanne, la jeune mère de Sacha qui se bat pour la vie de son fils !
sur l’île beaucoup de juifs se sont perdus, la police tente de les recenser. Pas d’Allemands, nous sommes en zone libre, c’est la police française qui se charge de respecter les ordres et de faire le sale boulot, sans peut-être en mesurer toutes les conséquences. Mais c’est sans compter l’insoumission des habitants de l’île qui s’enferment dans une omerta dès que l’on s’enfonce dans les petits villages. Le maquis abrite des réfractaires au STO (Service du Travail Obligatoire, institué dès 1943), les pêcheurs font des allers – retours avec le continent emportant dans leurs cales les hommes et femmes poursuivis.
L’île des justes – Page 59
Le dessin d’Espé est lumineux est sert à merveille le récit de cette famille déchirée par la folie d’une guerre, tout en détails. Les personnages et les paysages sont l’un et l’autres superbes. Le rythme de l’album est parfaitement maîtrisé, reflétant parfaitement les hésitations des uns et des autres entre l’ordre et la morale, tiraillés qu’ils sont.
 
L’île des justes – Page 87
 
Un magnifique album à découvrir !

lundi 17 août 2015

PLATINI CANDIDAT A LA FIFA

http://espe-actu.blogspot.fr/
 
N'oubliez pas de visiter régulièrement la page "L'actu vue par Espé" qui s'enrichie souvent de nouveaux dessins d'actualité.

mardi 11 août 2015

ADIEU COYOTE

 
Ahhhhh Coyote, pour mon premier salon BD en 2003, j'ai fait une fête pas possible avec trois auteurs : Olivier Berlion, Richard Guérineau et toi... C'était à Blois. Je devais dédicacer à 10 h le dimanche matin et on m'a levé à ... 15 h... On a fait une fête du tonnerre. On s'est revu à plusieurs occasions à Toulouse où tu m'avais remis un prix, que tu avais réalisé et qui est encore près de ma table à dessin, à Angoulême, à Paris, etc. Après avoir lu tes bds dans Fluide (pendant mes cours de biologie le vendredi après-midi), après avoir halluciné sur la précision de tes dessins, j'ai pu te croiser, discuter de ton travail et entre Toulousains, on avait toujours des trucs à se dire. Bonne route...
 
Espé

lundi 29 juin 2015

Dessins de presse

http://espe-actu.blogspot.fr/
Même si je ne les poste plus systématiquement sur cette page d'accueil afin de laisser la place aux projets BD, n'oubliez pas d'aller jeter régulièrement un œil sur la page "l'actu vu par Espé", qui s'enrichit régulièrement de nouvelles illustrations acidement drôles !

 

vendredi 19 juin 2015

CHÂTEAUX BORDEAUX : tome 6

Le tome 6 de "Châteaux Bordeaux" est terminé et entièrement colorisé !
 


lundi 8 juin 2015

Interview de Stéphane Piatzszek pour Actuabd

Stéphane Piatzszek : "Ce que raconte Eric Zemmour est une farce, Pétain n’a jamais sauvé les Juifs de France"
8 juin 2015
  


Stéphane Piatzszek : "Ce que raconte Eric Zemmour est une farce, Pétain n'a jamais sauvé les Juifs de France"


"Des héros très discrets". Ce titre, inspiré du roman de Jean-François Deniau aurait pu être appliqué à ce one-shot né de l’imagination de Stéphane Piatzszek. Alors que nous venons de commémorer les 70 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale, le scénariste revient sur cette période de l’Histoire et nous fait découvrir le rôle qu’ont joué les Corses durant l’Occupation.
 
 



Stéphane Piatzszek : "Ce que raconte Eric Zemmour est une farce, Pétain n'a jamais sauvé les Juifs de France"
L’Île des Justes
Stéphane Piatzszek & Espé (c) Glénat
Dans l’Île des Justes, vous racontez l’histoire méconnue de la mobilisation des Corses pour la défense des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale.
Stéphane Piatzszek : Comme nous le savons, en 1942 la situation des Juifs étaient très grave à l’époque.
Je débute mon histoire en suivant une famille juive française qui souhaite immigrer en Palestine car c’était le refuge pour pas mal de Juifs d’Europe à l’époque. Mais durant leur fuite, le mari est arrêté. Son épouse, Suzanne, et leur fils, Sacha, réussissent à s’enfuir et gagnent la Corse où ils pensaient juste y faire escale, mais les circonstances feront qu’ils resteront sur l’Île de beauté.



Dans son dernier livre intitulé Le Suicide français, le journaliste Éric Zemmour explique que le Maréchal Pétain a sauvé les Juifs de France en sacrifiant les Juifs étrangers. Hors, dans votre album, nous apprenons que ces même Juifs français avaient été déchus de leur nationalité...
JPEG - 140.6 koCe que raconte Éric Zemmour est une farce. Pétain n’a jamais fait de préférence nationale en sacrifiant les Juifs étrangers au profit des Juifs français. C’est une fable et tous les historiens le savent.
Mon grand-père a été déporté durant la guerre. Je me suis d’ailleurs inspiré de la vie de mes grands-parents en donnant leurs noms à mes personnages. Mon grand-père, qui était un soldat français, un pied-noir qui fut démobilisé à Constantine en 1941, s’est fait rafler à Marseille par la police de Pétain et fut transféré dans un camp de concentration. Heureusement, il a pu s’en sortir. Il me racontait souvent que le plus dur pour lui, ce qui le faisait à chaque fois pleurer, ce n’était pas les camps. Lors du voyage, lorsque les trains arrivaient dans un grand centre de transit en région parisienne, c’était encore la police française qui était à la manœuvre. Elle se chargeait d’aiguiller les trains vers la Pologne. Il y avait aussi des Allemands mais la police de Pétain était bien là et elle participait à cette horreur. Terrifiant !
Toutefois, je précise que ma BD n’est pas non plus une biographie. Même si j’ai puisé des éléments dans mon histoire familiale, cela reste une fiction.

 
 
On apprend aussi dans votre BD que beaucoup de Corses ont une ascendance juive. C’est notamment le cas avec le nom Rossi, très répandu en Corse.
En effet. Au XVIIe siècle, un bateau a accosté les côtes corses avec six cent juifs à son bord. Une partie de ces personnes se sont ensuite installées en Corse.


Pourquoi avez-vous particulièrement choisi la Corse pour raconter cette histoire ? On sait qu’une partie des Français ont résisté alors pourquoi la Corse et pas une autre région ?
Premièrement, les Résistants français n’étaient qu’une minorité. Il y avait les collabos de l’autre côté mais la grande majorité de la population française était attentiste. Ils attendaient que cela passe et tentaient de survivre au jour le jour car la situation était très difficile.
Deuxièmement, j’ai choisi de mettre la Corse à l’honneur parce que beaucoup de gens, les historiens y compris, ignoraient que les Corses avaient sauvé beaucoup de Juifs. Vous savez, les Corses sont des gens très taiseux. Je suis tombé sur cette histoire par hasard en lisant un article dans un journal. Les historiens pensaient que très peu de Juifs étaient passé par la Corse. En vérité, trois ou quatre mille Juifs ont été sauvé grâce aux habitants de cette île !
Je rappelle que durant la guerre, la France était coupée en deux, le Nord du territoire était administré par les Allemands et le Sud par le gouvernement de Vichy. La vie était un peu moins difficile dans le Sud. Il faut aussi préciser que les autorités préfectorales qui dépendaient de Vichy n’obéissaient pas toujours aux ordres de Pétain. C’était la même chose avec les policiers. Beaucoup d’entre eux refusaient de rafler les Juifs et ils ne l’ont pas fait, même si, bien sûr, il y avait aussi des collabos en Corse.

Il y a une séquence dans votre album où un homme, un Corse, est assassiné par les membres de son village car celui-ci avait collaboré avec les policiers de Vichy. Avez-vous retrouvé des archives de ce genre de fait divers ou est-ce une séquence inventée ?
JPEG - 127.5 koJ’ai inventé cette séquence mais je me suis appuyé sur les traits de caractère des groupes corses. La question de l’honneur est très importante pour eux. Si quelqu’un de leur communauté se comporte mal, ils doivent sévir car il en va de l’image de tout le groupe. Et puis, il ne faut pas oublier que c’était la guerre et cela exacerbe beaucoup de choses. L’omerta, le fait de se taire, la notion de groupe prennent un tout autre sens en tant de guerre. Il y a quelque chose qui relève de la mafia dans ces collectivités. La première règle c’est qu’il faut toujours protéger le groupe et si tu ne protège pas le groupe, tu vas le payer très chèrement. L’homme qui été assassiné par les villageois a été tué parce qu’il avait trahit les valeurs du groupe.


Au début de la guerre, Mussolini avait essayé d’annexer des territoires français comme la Savoie et la Corse mais les Corses se sont rebellés.
JPEG - 122.6 koLes Corses se rebellent contre tout le monde. Là, il s’agit d’un étranger qui menaçait la France. Ils ont alors manifesté leur attachement au territoire français et à leur indépendance.
Les Corses furent les premiers Français à se libérer et c’était en 1943. Ils ont une manière de fonctionner qui fait qu’ils ne se font pas de cadeau entre eux mais ils n’en font pas non plus aux autres.


Que retenez-vous de cet album en tant que scénariste et en tant que Français, en particulier votre regard sur les attentats antisémites en France et en Belgique de ces trois dernières années ?
Au delà du fait d’être juif, je constate simplement que les hommes ne changent pas. En même temps, il faut à chaque fois tout réapprendre, car les gens oublient mais aussi parce qu’il y aura à chaque fois de nouvelles générations d’hommes et de femmes, des jeunes auprès desquels il faudra refaire tout un travail de pédagogie. C’est un éternel recommencement.


Vous allez donner une conférence sur le sujet. Pouvez-vous nous en parler ?
Cette conférence aura lieu le 8 juin au Mémorial de la Shoah à Paris. Il s’agit d’une table ronde intitulée : Le courage des hommes. Je serai en compagnie de Didier Pasamonik, Pat Perna, Fabien Bedouel et Espé.


Quels sont vos prochains projets BD ?
Je continue ma série L’Or avec Frédéric Bihel chez Futuropolis.
J’ai une autre série chez Delcourt/Soleil autour de la Cour des Miracles. C’est une BD qui racontera la fin de la Cour des Miracles sous Louis XIV.
J’ai aussi un autre projet sur le Grand Incendie de Rome sous Néron...



Ce sujet a déjà été traité dans la série Murena...
Oui mais la série Murena s’achève avec cet événement, tandis que moi, je débute mon histoire après le Grand Incendie. Et puis, ce sera très différent de la BD de Delaby et Dufaux.
Je travaille toujours avec Jean-Denis Pendanx. Nous allons sortir un gros livre qui se déroulera également en Indonésie, comme notre précédent projet commun, Tsunami. Et ce sera une histoire d’aventure avec un brin d’écologie.
J’ai encore d’autres projets comme de nouveaux albums avec Espé, sur la Première Guerre mondiale.



Y’aura-t-il une suite aux Premiers ?
Malheureusement non, c’est terminé. Nous n’en n’avons pas vendu assez.



par Christian MISSIA DIO

mardi 26 mai 2015

L'ÎLE DES JUSTES : la presse en parle (3)

L'album fait décidemment l'unanimité dans la presse. Comme sur le site Publik'Art qui a récemment publié cet article :
 

L’île des justes

La Corse sous l’Occupation a accueilli de nombreux juifs venus s’y réfugier, aidés par les habitants de l’île pour échapper aux autorités. L’île des justes fait ainsi le récit complet d’une jeune mère et de son fils qui quittent le continent pour s’y abriter. Mais tout ne va pas se passer comme ils l’espéraient. Un scénario imaginé par Stéphane Piatzszek (Neige et roc, Tsunami, Ordures) et illustré par Espé (Le 3ème Œil, Sept jours pour une éternité, Châteaux Bordeaux).
 
 
Résumé de l’éditeur:
L'île des justes
Marseille, alors que la France est sous l’Occupation. Suzanne Cohen, une jeune femme juive et son fils Sacha partent se réfugier en Corse. Arrêtée à son arrivée sur l’île de Beauté, elle est séparée de Sacha qui, grâce à la solidarité des insulaires, est mis en sûreté. Réussissant à prendre la fuite, Suzanne part retrouver son fils dans le petit village de Canari où un prêtre les recueille. Bienveillant, celui-ci leur permet de loger dans le vieux moulin du village où il les imagine à l’abri. Mais il oublie qu’en Corse aussi, l’ennemi est présent : Suzanne ne tarde pas à être dénoncée par une lettre anonyme adressée directement au nouveau préfet en place…
Stéphane Piatzszek et Espé signent un bouleversant récit romanesque, qui nous fait découvrir la Corse pendant la Seconde Guerre mondiale, dont le peuple d’insoumis fit beaucoup pour protéger les Juifs en exil.
 
Le point sur l’album :
One shot captivant, L’île des justes est une histoire romanesque et sincère qui ne ménage pas le lecteur. L’album met en scène des juifs chassés comme du gibier par la police de Vichy qui s’applique à recenser tous les juifs de l’île – enfants compris – et à arrêter systématiquement les juifs étrangers pour les remettre aux allemands en sachant bien qu’ils seront déportés dans des camps. Une collaboration qui fait froid dans le dos mais qui a également été combattue, notamment par les insulaires, mais également de l’intérieur. Dans notre récit, c’est le préfet de Corse qui tombe sous le charme de cette jeune maman juive et qui va tenter de l’aider par omission… Une course-poursuite remarquablement mise en scène.
 
L’île des justes est d’ailleurs servie par un dessin d’une grande délicatesse, où Espé fait la démonstration de la finesse de son trait, dont la précision participe à une très belle harmonie. La coloration est quant à elle moderne, vive et contrastée. De quoi donner dynamisme et profondeur à des planches vraiment lumineuses. On sent presque l’odeur du maquis.
Histoire haletante au graphisme superbe, L’île des justes est un petit coup de coeur. Un  coup de maîtres également.

 

vendredi 22 mai 2015

L'ÎLE DES JUSTES : la presse en parle (2)

"L'île des justes" a aussi séduit la rédaction du site "Auracan", qui a récemment publié cet article :
 

L'Ile des Justes

L'histoire est un éternel recommencement
La Seconde Guerre mondiale a apporté son lot d'exactions et d'horreurs dans toute l'Europe, et la Corse n'a malheureusement pas fait exception.
Nous sommes au début de l'été 1942 à Marseille et la famille Cohen ne se sent plus en sécurité sur le continent. Elle décide de rallier la Palestine en passant par la Corse. Hélas, Henri, le père de Sacha, va être arrêté par la police française puis déporté pour ne jamais réaliser son rêve. Capturée à son arrivée en Corse, Suzanne, la mère, finit par retrouver son fils qui a été recueilli par des insulaires.
Entre un préfet qui se prend d'amitié pour Suzanne, et un commissaire suspicieux qui n'a qu'un objectif, celui de rafler tous les juifs pour les faire déporter, sans parler des dénonciations de villageois bien pensants et d’un curé qui met sa vie en danger pour les sauver, la vie de nos expatriés n'est pas simple... Qu'adviendra-t-il d'eux ? Arriveront-ils à rejoindre la Palestine, la terre d'accueil tant espérée ?
Les récits sur la Seconde Guerre fleurissent, se ressemblent souvent mais celui-ci est plutôt original, ne serait-ce que par le lieu où il se déroule. Mais heureusement, ce n'est pas que ça ! Stéphane Piatzszek réalise un scénario des plus réussis, avec la présence, tantôt de personnages attendrissants, tantôt d'autres abjects jusqu'au bout des ongles ! De l'espoir au désespoir, nos deux êtres sont ballotés dans un univers qu'ils ont toutes les peines du monde à maitriser. Le dessin réaliste d'Espé sert particulièrement bien le scénario, de la bonhomie des personnages du curé et du préfet aux faciès ignobles du commissaire de Police et de ses sbires, le tout dans le décor de l'île de Beauté qui porte si bien son nom. On s'attardera particulièrement sur les belles couleurs chaudes d'Irène Häfliger qui viennent égayer le récit.
 
À lire instamment...

lundi 18 mai 2015

"L'ILE DES JUSTES" : la presse en parle (1)

Seulement deux semaines après sa parution, le beau one-shot "Lîle des justes" a déjà beaucoup fait parlé de lui dans la presse. Voici un article paru sur le blog "Le meilleur de la BD" :

 

La Corse, île des Justes ? Piatzszek et Espé répondent oui avec une très belle histoire…

501 L'ILE DES JUSTES[BD].inddDe tous les départements français, la Corse est le seul qui n’a pas arrêté et déporté de juifs, « sauf peut-être un, accidentellement« , si l’on en croit l’avocat et historien Serge Klarsfeld. Pourtant, les ordres de Vichy étaient les mêmes pour tout le monde dès 1941 : rafler les juifs étrangers. Alors la Corse serait-elle l’île des Justes comme certains le prétendent ou l’espèrent ?
Pour le scénariste Stéphane Piatzszek et le dessinateur Espé, la Corse est bien l’île des Justes. En tout cas, les auteurs l’affichent en toutes lettres dès la couverture, comme une certitude. L’île des justes raconte comment une jeune femme juive, Suzanne Cohen, et son fils, Sacha, ont quitté Marseille en 1942 pour se réfugier en Corse. Comment elle s’est fait arrêtée par la police à son arrivée et comment elle est parvenue à s’échapper, à se cacher dans un petit village et à passer entre les mailles d’un commissaire particulièrement zélé. Un préfet bienveillant, des villageois insoumis qui protègent des familles juives, des hommes qui rejoignent le maquis… cette fiction s’appuie sur une réalité historique même si, bien sûr, l’ensemble de la population n’était pas à 100% opposée à la politique anti-juive et qu’elle comptait en son sein nombre de collaborateurs. Noëlle Vincensini, ancienne déportée, présidente de l’association anti-raciste Ava basta précisait dans une interview à Corse Net Infos en 2013 : « île des Justes, c’est un peu exagéré parce que la Corse a connu nombre de collaborateurs, mais ce qui a dominé chez les Corses, c’est le sentiment de protection de la population par rapport aux juifs ».
Un graphisme sobre et élégant, de très belles couleurs signées Irène Häfliger, des personnages principaux attachants, des décors somptueux, un scénario carré… Au-delà de l’aspect historique déjà fort intéressant, L’île des Justes offre un bon moment de lecture et un autre regard sur la Corse. Lu et approuvé !

Eric Guillaud


mercredi 6 mai 2015

L'ÎLE DES JUSTES : PARUTION !!

Ca y'est, "L'Île des Justes" arrive aujourd'hui en librairie. 88 pages à découvrir d'urgence !
 
 
Présentation de l'éditeur :
Un one-shot salutaire sur le rôle méconnu des Corses pendant l’Occupation
Marseille, alors que la France est sous l’Occupation. Suzanne Cohen, une jeune femme juive et son fils Sacha partent se réfugier en Corse. Arrêtée à son arrivée sur l’île de Beauté, elle est séparée de Sacha qui, grâce à la solidarité des insulaires, est mis en sûreté. Réussissant à prendre la fuite, Suzanne part retrouver son fils dans le petit village de Canari où un prêtre les recueille. Bienveillant, celui-ci leur permet de loger dans le vieux moulin du village où il les imagine à l’abri. Mais il oublie qu’en Corse aussi, l’ennemi est présent : Suzanne ne tarde pas à être dénoncée par une lettre anonyme adressée directement au nouveau préfet en place...

Stéphane Piatzszek et Espé signent un bouleversant récit romanesque, qui nous fait découvrir la Corse pendant la Seconde Guerre mondiale, dont le peuple d’insoumis fit beaucoup pour protéger les Juifs en exil.

 

dimanche 26 avril 2015

L'ÎLE DES JUSTES : c'est pour bientôt !!

Dans moins de 15 jours, sortira le one-shot L'Ile des Justes chez Glénat. Avec Stephane Piatzszek au scénario et Irene Hafliger aux couleurs.
Un rendez-vous en librairie à ne pas manquer !!
 

MARINE PRENANT LA POSE...


CHARIA QATARI...


dimanche 12 avril 2015

mercredi 8 avril 2015