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mardi 26 mai 2015

L'ÎLE DES JUSTES : la presse en parle (3)

L'album fait décidemment l'unanimité dans la presse. Comme sur le site Publik'Art qui a récemment publié cet article :
 

L’île des justes

La Corse sous l’Occupation a accueilli de nombreux juifs venus s’y réfugier, aidés par les habitants de l’île pour échapper aux autorités. L’île des justes fait ainsi le récit complet d’une jeune mère et de son fils qui quittent le continent pour s’y abriter. Mais tout ne va pas se passer comme ils l’espéraient. Un scénario imaginé par Stéphane Piatzszek (Neige et roc, Tsunami, Ordures) et illustré par Espé (Le 3ème Œil, Sept jours pour une éternité, Châteaux Bordeaux).
 
 
Résumé de l’éditeur:
L'île des justes
Marseille, alors que la France est sous l’Occupation. Suzanne Cohen, une jeune femme juive et son fils Sacha partent se réfugier en Corse. Arrêtée à son arrivée sur l’île de Beauté, elle est séparée de Sacha qui, grâce à la solidarité des insulaires, est mis en sûreté. Réussissant à prendre la fuite, Suzanne part retrouver son fils dans le petit village de Canari où un prêtre les recueille. Bienveillant, celui-ci leur permet de loger dans le vieux moulin du village où il les imagine à l’abri. Mais il oublie qu’en Corse aussi, l’ennemi est présent : Suzanne ne tarde pas à être dénoncée par une lettre anonyme adressée directement au nouveau préfet en place…
Stéphane Piatzszek et Espé signent un bouleversant récit romanesque, qui nous fait découvrir la Corse pendant la Seconde Guerre mondiale, dont le peuple d’insoumis fit beaucoup pour protéger les Juifs en exil.
 
Le point sur l’album :
One shot captivant, L’île des justes est une histoire romanesque et sincère qui ne ménage pas le lecteur. L’album met en scène des juifs chassés comme du gibier par la police de Vichy qui s’applique à recenser tous les juifs de l’île – enfants compris – et à arrêter systématiquement les juifs étrangers pour les remettre aux allemands en sachant bien qu’ils seront déportés dans des camps. Une collaboration qui fait froid dans le dos mais qui a également été combattue, notamment par les insulaires, mais également de l’intérieur. Dans notre récit, c’est le préfet de Corse qui tombe sous le charme de cette jeune maman juive et qui va tenter de l’aider par omission… Une course-poursuite remarquablement mise en scène.
 
L’île des justes est d’ailleurs servie par un dessin d’une grande délicatesse, où Espé fait la démonstration de la finesse de son trait, dont la précision participe à une très belle harmonie. La coloration est quant à elle moderne, vive et contrastée. De quoi donner dynamisme et profondeur à des planches vraiment lumineuses. On sent presque l’odeur du maquis.
Histoire haletante au graphisme superbe, L’île des justes est un petit coup de coeur. Un  coup de maîtres également.

 

vendredi 22 mai 2015

L'ÎLE DES JUSTES : la presse en parle (2)

"L'île des justes" a aussi séduit la rédaction du site "Auracan", qui a récemment publié cet article :
 

L'Ile des Justes

L'histoire est un éternel recommencement
La Seconde Guerre mondiale a apporté son lot d'exactions et d'horreurs dans toute l'Europe, et la Corse n'a malheureusement pas fait exception.
Nous sommes au début de l'été 1942 à Marseille et la famille Cohen ne se sent plus en sécurité sur le continent. Elle décide de rallier la Palestine en passant par la Corse. Hélas, Henri, le père de Sacha, va être arrêté par la police française puis déporté pour ne jamais réaliser son rêve. Capturée à son arrivée en Corse, Suzanne, la mère, finit par retrouver son fils qui a été recueilli par des insulaires.
Entre un préfet qui se prend d'amitié pour Suzanne, et un commissaire suspicieux qui n'a qu'un objectif, celui de rafler tous les juifs pour les faire déporter, sans parler des dénonciations de villageois bien pensants et d’un curé qui met sa vie en danger pour les sauver, la vie de nos expatriés n'est pas simple... Qu'adviendra-t-il d'eux ? Arriveront-ils à rejoindre la Palestine, la terre d'accueil tant espérée ?
Les récits sur la Seconde Guerre fleurissent, se ressemblent souvent mais celui-ci est plutôt original, ne serait-ce que par le lieu où il se déroule. Mais heureusement, ce n'est pas que ça ! Stéphane Piatzszek réalise un scénario des plus réussis, avec la présence, tantôt de personnages attendrissants, tantôt d'autres abjects jusqu'au bout des ongles ! De l'espoir au désespoir, nos deux êtres sont ballotés dans un univers qu'ils ont toutes les peines du monde à maitriser. Le dessin réaliste d'Espé sert particulièrement bien le scénario, de la bonhomie des personnages du curé et du préfet aux faciès ignobles du commissaire de Police et de ses sbires, le tout dans le décor de l'île de Beauté qui porte si bien son nom. On s'attardera particulièrement sur les belles couleurs chaudes d'Irène Häfliger qui viennent égayer le récit.
 
À lire instamment...

lundi 18 mai 2015

"L'ILE DES JUSTES" : la presse en parle (1)

Seulement deux semaines après sa parution, le beau one-shot "Lîle des justes" a déjà beaucoup fait parlé de lui dans la presse. Voici un article paru sur le blog "Le meilleur de la BD" :

 

La Corse, île des Justes ? Piatzszek et Espé répondent oui avec une très belle histoire…

501 L'ILE DES JUSTES[BD].inddDe tous les départements français, la Corse est le seul qui n’a pas arrêté et déporté de juifs, « sauf peut-être un, accidentellement« , si l’on en croit l’avocat et historien Serge Klarsfeld. Pourtant, les ordres de Vichy étaient les mêmes pour tout le monde dès 1941 : rafler les juifs étrangers. Alors la Corse serait-elle l’île des Justes comme certains le prétendent ou l’espèrent ?
Pour le scénariste Stéphane Piatzszek et le dessinateur Espé, la Corse est bien l’île des Justes. En tout cas, les auteurs l’affichent en toutes lettres dès la couverture, comme une certitude. L’île des justes raconte comment une jeune femme juive, Suzanne Cohen, et son fils, Sacha, ont quitté Marseille en 1942 pour se réfugier en Corse. Comment elle s’est fait arrêtée par la police à son arrivée et comment elle est parvenue à s’échapper, à se cacher dans un petit village et à passer entre les mailles d’un commissaire particulièrement zélé. Un préfet bienveillant, des villageois insoumis qui protègent des familles juives, des hommes qui rejoignent le maquis… cette fiction s’appuie sur une réalité historique même si, bien sûr, l’ensemble de la population n’était pas à 100% opposée à la politique anti-juive et qu’elle comptait en son sein nombre de collaborateurs. Noëlle Vincensini, ancienne déportée, présidente de l’association anti-raciste Ava basta précisait dans une interview à Corse Net Infos en 2013 : « île des Justes, c’est un peu exagéré parce que la Corse a connu nombre de collaborateurs, mais ce qui a dominé chez les Corses, c’est le sentiment de protection de la population par rapport aux juifs ».
Un graphisme sobre et élégant, de très belles couleurs signées Irène Häfliger, des personnages principaux attachants, des décors somptueux, un scénario carré… Au-delà de l’aspect historique déjà fort intéressant, L’île des Justes offre un bon moment de lecture et un autre regard sur la Corse. Lu et approuvé !

Eric Guillaud


mercredi 6 mai 2015

L'ÎLE DES JUSTES : PARUTION !!

Ca y'est, "L'Île des Justes" arrive aujourd'hui en librairie. 88 pages à découvrir d'urgence !
 
 
Présentation de l'éditeur :
Un one-shot salutaire sur le rôle méconnu des Corses pendant l’Occupation
Marseille, alors que la France est sous l’Occupation. Suzanne Cohen, une jeune femme juive et son fils Sacha partent se réfugier en Corse. Arrêtée à son arrivée sur l’île de Beauté, elle est séparée de Sacha qui, grâce à la solidarité des insulaires, est mis en sûreté. Réussissant à prendre la fuite, Suzanne part retrouver son fils dans le petit village de Canari où un prêtre les recueille. Bienveillant, celui-ci leur permet de loger dans le vieux moulin du village où il les imagine à l’abri. Mais il oublie qu’en Corse aussi, l’ennemi est présent : Suzanne ne tarde pas à être dénoncée par une lettre anonyme adressée directement au nouveau préfet en place...

Stéphane Piatzszek et Espé signent un bouleversant récit romanesque, qui nous fait découvrir la Corse pendant la Seconde Guerre mondiale, dont le peuple d’insoumis fit beaucoup pour protéger les Juifs en exil.